Les danses et les situations théâtrales de Gamma ont pour point de départ les créations en cours de Thierry Escarmant. De plus les textes d’ALPHA, BETA et GAMMA sont issus d’un même manuscrit inachevé de Thierry Escarmant intitulé « Un retour de flamme sur les yeux grands ouverts ». Les extraits sont réécrits durant les recherches en fonction des spécificités dramaturgiques de chacun de ces projets.
Chaque année, une quarantaine de manifestations sont organisées combinant performances, représentations et workshops.
J’ai l’intime conviction qu’il est possible de réaliser un film selon les mêmes modalités que celles que j’explore depuis une vingtaine d’années dans le spectacle vivant. C’est-à-dire de se limiter, dans un premier temps, à la création de contextes favorables à l’émergence de formes, de situations, d’esthétiques ou de scènes.
D’impulser, donc ! D’enclencher un mouvement... Afin de devenir le témoin, presque l’observateur, d’événements se produisant.
La première étape d’une création c’est cela : collectionner des moments, des instants, des saillances*. La seconde, celle de la sélection, consiste à comprendre la syntaxe et l’architecture qu’induisent ces éléments. La dernière étape, celle de l’écriture consiste à trouver l’agencement "juste", c’est-à-dire à trouver un équilibre plus qu’une logique et ce, en fonction des moyens utilisés (médium), du contexte dans lequel la présentation de l’objet aura lieu, du temps imparti au projet, mais surtout des personnes réunies sur ce projet
Réaliser ce poème cinématographique et transposer les modalités de travail et de recherche explorer dans la création d’objets pour la scène, en termes pragmatiques, consiste dans un premier temps à réaliser des pièces courtes, théâtrales et/ou dansées, de les confronter à la fois à des espaces, souvent publics (gare, plage, rue, etc.) et à des spectateurs. Chacune de ces situations sont filmées et deviendront le premier matériaux du projet, comme on collectionne des scènes lors de répétitions pour créer un spectacle.
Depuis 2006, nombres d’événements ont été réalisés, ainsi que des rencontres, des discussions et des workshops, comme par exemple en 2008 avec les étudiants de l’École Supérieure des Arts et de la Communication de Pau.
Au-delà de la présence et de la mise en jeu du corps et, la plupart du temps de la danse, dans chacun des plans tournées, l’enjeu est de mettre en évidence les relations qui unissent l’art chorégraphique et l’art cinématographique. D’abord en tant qu’art du mouvement, ensuite en tant qu’art du temps... En cela, l’écriture cinématographique, en tant qu’art cinétique, c’est-à-dire en tant qu’art qui a le mouvement pour principe, est assimillable, à mon sens, à l’écriture chorégraphique. Chorégraphier l’image, l’aborder en tant que corps, la (re)considérer en tant qu’organisme voué à l’inscription du temps, à l’éphémère et à la disparition.
ÉQUIPE ARTISTIQUE :
Les interprètes, compositeurs et techniciens travaillant sur ce projet sont les mêmes personnes qui travaillent sur les créations d’Écrire un Mouvement. Vous trouverez dans notre rubrique de présentation de l’équipe, les distributions projet par projet. Vous pouvez accéder en cette rubrique en cliquant sur ce lien :
www.ecrireunmouvement.com/equipe
EN (SA)VOIR + :
• Voir les workshops autour de Gamma :
www.ecrireunmouvement.com/rencontres
• Commander en ligne :
un DVD de l’une de nos créations
• Nos partenaires projet par projet :
www.ecrireunmouvement.com/partenaires
• Accéder directement à cette page : www.ecrireunmouvement.com/gamma
*note : La notion de saillance (ou de prégnance) est avant tout liée à l’émergence d’une figure sur un fond. Issue de l’analyse de la perception visuelle, cette notion permet d’expliquer pourquoi nous distinguons des formes là où on ne pourrait voir que du bruit.’’ (Frédéric Landragin / Saillances physiques et saillances cognitives)


